La 19ème compétition d’art graphique et d’animation: «L’Ermitage : Préserver l’héritage d’une nation»

«L’immortalité, c’est de travailler à une oeuvre éternelle».
– Joseph Ernest Renan,
philosophe et écrivain français.

«La culture c’est la mémoire de l’être humain à propos de lui-même».
– Aleksei Tegin, Compositeur.

L’Ermitage est une institution culturelle unique — localisée en Russie, elle préserve l’art de différentes périodes et différentes nations. L’Ermitage abrite la seconde plus grande collection d’objets d’art hollandais dans le monde après la Hollande et la plus grande collection d’objets d’art français en dehors de la France. Des étudiants du monde entier viennent à l’Ermitage dans le but de trouver des oeuvres d’art de leur pays, préservées par l’Ermitage. C’est donc sans surprise qu’en 2018, déclarée comme l’année européenne du patrimoine culturel, l’Ermitage organise des évènements en lien avec le patrimoine matériel et immatériel de l’Europe, présentant leur histoire ainsi que les problèmes rencontrés au cours de leur conservation. Nous vous invitons à prendre part à la compétition et à réfléchir sur le sujet du patrimoine culturel et sur son futur.

1. Pourquoi préservons-nous les monuments de notre patrimoine culturel?

Il nous semble qu’il est important que chacun prenne conscience des accomplissements de ses ancêtres, que chacun puisse voir ou écouter tous les travaux qui forment la cime de la pensée et de l’inspiration humaine. Il semble également important de regarder les œuvres architecturales qui ornent nos villes et leur offrent une identité unique, d’écouter les notes des musiques qui ont tant délecté nos ancêtres et de lire les œuvres de littératures qui ont rendu certains meilleurs, moralement correct, plus beaux et qui ont tant inspiré la réalisation de certaines idées créatives.

Qu’en pensez-vous ? Selon vous, pourquoi est-il toujours nécessaire de préserver le patrimoine culturel et de le transmettre aux générations suivantes ? Nous vous invitons à exprimer votre opinion sous la forme d’une présentation multimédia.

2. Les comportements envers le patrimoine culturel au cours de l’Histoire.

A travers l’histoire, les comportements adoptés envers le patrimoine culturel ont été plein d’ambiguïté, changeant en fonction de la vie politique et religieuse des peuples et des pays et la réforme des idéaux esthétiques. Choisissez une période de l’Histoire et recherchez comment les personnes ont abordé les objets d’art des ères du passé sous les multiples autorités religieuses et dans les différents états en guerre. Les romains ont ravagé la Grèce antique en emportant les plus belles réalisations des sculpteurs comme trophées. Progressivement, ils sont tombés sous l’influence de l’art grec, laissant derrière eux une multitude de copies de statues grecques antiques qui peuvent être vues en visitant les salles des arts antiques du musée de l’Ermitage.

Trouvez des exemples des différents comportements envers les œuvres d’art à travers les différentes périodes de l’Histoire, sous différentes autorités religieuses et pendant les différents conflits. Présentez votre histoire sous un format multimédia et accompagnez le tout de votre opinion personnelle.

3. Les défenseurs de la conservation du patrimoine culturel.

Grâce aux défenseurs qui se sont courageusement battus pour préserver le patrimoine culturel, un grand nombre d’œuvres architecturales et naturelles, de nombreux chants traditionnels, contes de fées, traditions et artisanats ont été préservé.  Qui ne connaît pas le grand poète anglais William Shakespeare? De nos jours, il semble impensable qu’au 19ème siècle en Angleterre, très peu de personnes s’en souvenait. Charles Dickens, l’écrivain anglais, considérait que son travail était de rétablir la mémoire de son compatriote. Il a donc lui-même organisé des représentations des pièces de théâtre oubliées de Shakespeare, concevant les décorations et jouant lui-même dans les pièces, attirant l’attention du public sur les mérites de l’héritage légué par ce grand poète et dramaturge. Et ce fût lui qui interdit la vente de la maison dans laquelle Shakespeare était né à l’entrepreneur américain qui planifiait de la déménager en Amérique.

Ce genre de défenseurs actifs qui ont influencé la préservation du patrimoine culturel se retrouve dans l’Histoire de chaque pays. Racontez-nous l’histoire de quelques-uns de ces défenseurs de votre choix sous un format multimédia et donnez-nous votre opinion.

4. Une valeur commune des œuvres d’art dans la préservation du patrimoine.

L’Ermitage est la demeure d’un service unique, «Le service de la grenouille verte». Sur les 700 pièces du service, plus de 1200 paysages anglais ont été peints. Plusieurs de ces paysages ont été préservé comme le Château de Widdrington, le Palais épiscopal de Lamphey, la maison Beaudésert et beaucoup d’autres.

Connaissez-vous la série de pièces pour piano «Tableaux d’une exposition» de Modeste Moussorgski? Quels peintures le compositeur a-t-il vu à cette fameuse exposition, quels en étaient les peintres? Même si aucune de ses peintures ont été préservées, elles restent dans nos mémoires par le seul biais de la musique. Il existe de nombreux exemples dans l’Histoire d’œuvres d’art qui ont été conservées à travers leur description sous une autre forme d’art. Trouvez quelques-unes de ses œuvres et présentez les sous un format multimédia.

5. Le patrimoine culturel immatériel.

Lorsque l’on parle de patrimoine culturel, nous pensons généralement à des monuments, palais ou des œuvres d’art. Ces choses font parties de notre patrimoine culturel matériel. Cependant, il existe aussi un patrimoine culturel immatériel : des traditions orales, des formes d’expression, comprenant le langage, les arts de la scène, les concerts de musique, le chant, la danse, les cérémonies, les types de vacances, les connaissances et les techniques relatives à l’artisanat et la cuisine nationale. Sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, nous pouvons trouver des curiosités comme la fauconnerie, l’école espagnole d’équitation de Vienne, la pêche aux crevettes à cheval à Oostduinkerke (Belgique), les carnavals et les rituels, et même le jour mondial de l’abeille.

Observez et regardez s’il y a quelque chose sur la liste suivante qui attire votre attention et vous donne envie d’en apprendre plus à son sujet. Racontez-nous quelque chose à propos du sujet choisi et présentez-le sous un format multimédia.

  • Les Krakelingen et le Tonnekensbrand, fête du feu et du pain de la fin de l’hiver à Grammont, Belgique.
  • Procession des poupées géantes en Belgique et en France.
  • La Momoeria, fêtes du Nouvel An dans huit villages de la région de Kozani, en Macédoine occidentale, Grèce.
  • Le savoir-faire artisanal tiniote du marbre, Grèce.
  • Le langage sifflé de l’île de la Gomera (îles Canaries), le Silbo Gomero, Espagne.
  • L’art du pizzaiolo napolitain, Italie.
  • La dentelle de Lefkara ou Lefkaritika, Chypre.
  • Les savoir-faire du meunier liés à l’exploitation des moulins à vent et à eau, Pays-Bas.
  • La parfumerie à Grasse, France.
  • La fabrication traditionnelle de jouets en bois pour enfants à Hrvatsko Zagorje, Croatie.
  • Le Sinjska Alka, un tournoi de chevalerie à Sinj, Croatie.
  • La procession dansante d’Echternach, Luxembourg. Et beaucoup d’autres.

6. Que choisiriez-vous si vous deviez le «préserver pour toujours»?

Sur la liste nationale du patrimoine russe, nous pouvons trouver 17 héritages culturels tandis que sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, nous ne pouvons en trouver que deux : L’espace culturel et la culture orale des Semeiskie — groupe de «vieux croyants» exilés en Transbaïkalie (représentant le mouvement religieux qui est apparu au XVIIème siècle et qui a entraîné la division de l’Eglise orthodoxe) et L’Olonkho, épopée héroïque iakoute.

7. Portraits de pays par associations culturelles.

Когда Lorsque nous entendons «Paris», nous pensons à la tour Eiffel, les meilleurs artistes et les personnes les mieux habillées en matière de mode. Lorsque nous entendons «Belgique», le chocolat belge nous saute à l’esprit. Pour Vienne, nous imaginons des truffes viennoises, l’Espagne — Picasso et le flamenco, l’Italie — Raphaël, la marque Ferrari, les pizzas…

Choisissez votre pays préféré et utilisez les arts graphiques pour dépeindre tout ce que vous associez avec ce pays. Qu’en pensez-vous ? Les habitants peuvent-ils être fiers que ces choses soient associées avec le patrimoine de leur pays?

8. Le Patrimoine dans le futur.

Les peintures de Rembrandt n’avaient pas été comprises ou achetées avant nos jours. Il n’a pas laissé d’héritage en termes de fortune mais bel et bien un héritage culturel dont les hollandais sont très fiers aujourd’hui.

Parmi l’art contemporain d’aujourd’hui, qu’est-ce qui, selon vous, a le potentiel de devenir un futur patrimoine culturel ? Parlez de ce qui vous intéresse dans le phénomène de l’art contemporain et imaginez comment les personnes réagiront dans 100 ans. Vous pouvez également essayer de créer un poster pour une exposition qui aura lieu en 3018 à propos de l’art de 2018 sous un format digital.

9. Le patrimoine culturel et vous.

Le patrimoine culturel ne représente pas seulement les pièces entreposées dans l’Ermitage. Il s’agit également des photos de votre famille, le vinyle préféré de votre grand-mère, vos recettes préférées et vos traditions familiales. Vous n’avez pas besoin d’être un restaurateur, un conservateur ou un gardien de l’Ermitage pour préserver ce patrimoine.

Pensez aux défenseurs dont nous avons parlé plus tôt et songez à votre propre personne. Que feriez-vous pour préserver cet héritage culturel?

Conditions générales de la compétition

Durée du concours: 22 septembre – 16 novembre 2018.

Age des participants: de 7 à 18 ans.

Les travaux sont acceptés sous les formes suivantes:

  • Peintures numériques / Photographie et design graphique.
  • Multimédia (PowerPoint etc.).
  • Animations Flash et GIF.
  • Vidéos.

Règlement pour les travaux:

  • Les travaux numériques sont acceptés aux formats suivants : jpg, gif, bmp. Le volume du fichier ne doit pas excéder 2.5MB.
  • Les inscriptions sous forme Multimédia ne doivent pas contenir plus de 10 diapositives.
  • La durée d’une animation ou d’une vidéo ne doit pas dépasser une minute.
  • La source du fichier doit être au format psd, fla, ppt, pdn, etc. Chaque inscription doit être rangée électroniquement dans un dossier séparé (archive rar or zip). Le nom du dossier devra contenir «Votre Nom et Prénom». Dans le dossier, les fichiers sous forme d’écrit (travaux d’écriture) devront être annotés de la façon suivante, txt: Vous devrez inclure votre école, votre classe, votre email, numéro de téléphone, le nom et prénom de votre professeur, le numéro de votre group en УЦВТ. Le nom du fichier devra contenir votre prénom, nom et âge, le nombre de personnes dans votre groupe scolaire et le titre de votre travail. E.g.: Ivanov Peter — 12 ans — KO112 — hermitage.bmp. À la fin de votre travail vous devrez également faire apparaître le nom et prénom de l’auteur.

Date limite des envois: 16 Novembre 2018.

Nous acceptons les envois à l’adresse email suivante: podeda@znaem.org, via le centre de recherche de l’Académie (téléphone: +7(812) 612-11-22) et, enfin, via le bureau du service des volontaires (téléphone: +7 (812)710-98-76).

Résultats de la compétition:

Le jury décidera des gagnants de la compétition. Les noms des gagnants seront annoncés lors d’une cérémonie de remise de prix à Saint-Pétersbourg. Le jour, l’heure et l’endroit seront transmis aux participants.

Les meilleurs travaux seront exposés dans les couloirs du Musée de l’Ermitage.

Les organisateurs du concours:

1. Le service des volontaires du Musée de l’Ermitage (www.benevole.ru).
2. L’Académie des Sciences et de Technologie (www.ucvt.org).
3. Le département des sciences et de la méthodologie du centre scolaire de l’Ermitage.


 

4ème Festival International, «Découvrez votre Europe à l’Ermitage»

Saint Pétersbourg, 22.09.2018: le 4ème Festival international «Découvrez votre Europe à L’Ermitage» s’est déroulé le 22 septembre 2018 dans le General Staff Building du musée de l’Ermitage. Cet évènement annuel est issu d’une initiative commune entre le musée de l’Ermitage et la délégation de l’union européenne en Russie, en coopération avec les consulats et les instituts culturels des différents états membres de l’UE. Le festival a été organisé pour coïncider avec la «Journée européenne des langues», célébrée le 26 septembre. L’Union Européenne a déclaré l’année 2018 comme l’année européenne du patrimoine culturel et, par conséquent, ce sujet a constitué le thème principal du festival.

La principale, et certainement la plus palpitante/passionnante partie du programme a été la foire culturelle. Durant un samedi complet, 18 pays ont invité les visiteurs à participer à une diversité d’activités créatives — treize master classes, onze leçons, sept projections, des questionnaires de culture générale et des performances musicales.

La partie interactive, intitulée «L’Ermitage : Préserver le patrimoine d’une nation», préparée par le service des volontaires du musée de l’Ermitage, a mis l’accent sur l’importance des traditions culturelles et a révélé certains «secrets européens» — en commençant par des éléments de danses médiévales jusqu’à l’art culinaire. Cours magistraux, leçons, duels de poésie et le traditionnel concours d’infographie et d’animation organisé par l’Ermitage ; tous également centrés autour du thème de la conservation du patrimoine culturel national.

Le festival s’est clôturé par un grand concert, au cœur duquel la principale attraction était la performance de musique symphonique interprétée par le jeune orchestre symphonique de Saint Pétersbourg, «CreatoProject», représenté par les instituts culturels nationaux de l’Union européenne (EUNIC).

Merci de voir les photos ici.

Le festival a eu lieu sous les auspices du VIIe forum international de la culture de Saint Pétersbourg.


Concours informatique de graphique et d’animation: Le Musée de l’Ermitage pendant la Révolution d’Octobre

Il y a cent ans, les bouleversements révolutionnaires ont envahi la vie du Palais d’Hiver et de l’Ermitage de la façon la plus spectaculaire. La révolution, l’assaut, la capture… Qu’est-ce qui s’est passé à cette époque? Participer à notre concours vous donnera l’occasion de mener vos propres recherches.

Thèmes du concours

1. La veille de la Révolution.

  • 1913 année en faits et chiffres.

La Russie, en 1913, à la veille de la Première Guerre mondiale était à son apogée du développement économique. Que s’est-il passé dans ces quelques années avant la Révolution? Trouvez les faits et chiffres qui montrent la vie économique de la Russie avant et après les événements révolutionnaires.

En 1917, le Palais d’Hiver était la résidence royale. La famille royale s’installait finalement à Tsarskoye Selo, à la veille de la révolution de 1905. La Première Guerre mondiale a fondamentalement changé la vie du palais. Depuis 1915, il y avait un grand hôpital, appelé par le nom de l’héritier du Cesarevitch Alexey. Une partie de la collection de l’Ermitage Impérial et des bijoux royaux ont été évacuée à Moscou. Le 5 mai 1917, il y avait un nouveau gouvernement intérimaire et le 8 juillet, il était dirigé par A.F.Kerensky, qui est entré dans le palais d’hiver, avec son personnel et ses gardes. Et dès le 24 octobre 1917, le 1er bataillon féminin Petrograd fut envoyé pour assurer la protection du Gouvernement de transition. Explorez les événements de 1917 au Palais d’Hiver et parlez-nous des événements dans votre travail.

2. Un jour dans l’histoire.

L’assaut du Palais d’Hiver — l’un des mythes les plus répandus dans l’histoire de la révolution. Ce mythe a été créé non seulement par des partisans de la révolution, mais aussi par des cinéastes, des poètes, des écrivains, des sculpteurs et des artistes qui ont défendu l’idée de la révolution.

  • Les mythes sur l’assaut du Palais d’Hiver.

Le Palais d’Hiver dans des films sur la révolution. Interprétation cinématographique (sélectionner et présenter des scènes de films). L’engagement du palais d’hiver dans la peinture. Retrouvez les images de l’agression, et découvrez ce qui correspond à la réalité et ce qui est un mythe.

  • L’histoire de L’ESCALIER D’OCTOBRE.

L’approche de Sa Majesté Impériale témoigne de l’assaut du Palais d’Hiver. Dites-nous pourquoi l’escalier s’appelait Oktyabrskaya et a conservé ce nom jusqu’ à nos jours.

  • Le temps est venu. La montre de la famille Romanov dans la cantine blanche s’est arrêtée à 2 h 10 du matin, lorsque le gouvernement provisoire a été arrêté dans la salle à manger dans la nuit du 7 au 8 novembre (selon de nouvelles informations) en 1917. Racontez-nous l’histoire de cette montre.

3. L’activité éducative du musée.
L’Ermitage après la révolution*.

Étudiez les matériaux historiques* et parlez-nous de ce qui s’est passé dans l’Ermitage après la révolution:

  • La première exposition gratuite d’Etat (1919).
  • Le Palais Stroganov (1918-1929) et le Musée Baron Stieglitz (1923-1945) dans l’Ermitage.
  • Département de l’Est et I.A.Orbeli (1920).
  • «Voyage» des Chevaliers de l’Ermitage.
  • La vente des trésors de l’Ermitage 1928-1930.
  • La théorie de Marx à la base des expositions de l’Ermitage (depuis 1930).
  • La reconstruction du palais en musée. Architecte A.V.Sivkov.
  • Programmes d’illumination (regardez le film «Né de la Révolution»).

4. Le Palais d’Hiver après la Révolution*.

On sait que le palais d’hiver n’a pas été immédiatement inclu dans l’ermitage. Ce fut un voyage long et difficile. Les locaux du palais ont été reconstruits pour de nouvelles fonctions. Vous pouvez étudier les matériaux* et nous parler du Palais d’Hiver, qui dans les années suivantes a été utilisé de différentes manières:

  • Colonie de travail des enfants, centre d’évacuation des enfants (1917).
  • Palais des Arts (1917-1919).
  • Musée de la Révolution (1920-1941).
  • Musée «Salles historiques» (1922-1926).
  • École de cavalerie d’Osoaviakhim (1932-1935).

Vous pouvez aussi trouver des photos et des matériaux visuels et montrer les salles du Palais d’Hiver avant et après la révolution.

5. Slogans.

«Paix aux huttes, guerre aux palais!», «L’art au peuple!», «Les travailleurs de tous les pays s’unissent!», «Qui ne travaille pas, ne mange pas», «Qui n’est pas avec nous, est contre nous». Essayez de rassembler une collection de slogans, caractéristiques des premières décennies après la révolution. Pour ce faire, vous pouvez attirer une variété de sources: non seulement des photographies et des films, mais aussi des peintures et de la porcelaine de ces années.

6. Porcelaine d’agitation.

La porcelaine agitationnelle devint l’un des premiers porteurs de nouvelles idées, propagandisant les principes d’une nouvelle vie et d’un nouvel État soviétique. Maintenant, sur les assiettes apparaissent des images et des portraits de dirigeants, d’ouvriers, de soldats de l’Armée rouge, accompagnés de slogans. Kazimir Malevitch et ses disciples Nikolaï Suetin et Ilya Chashnik, ayant rejeté les traditions, sont devenus réformateurs dans le domaine de la céramique. Comment la porcelaine d’agitation gérait-elle les tâches qui lui étaient assignées? Visitez le musée de la Manufacture Impériale de Porcelaine ou regardez à travers des livres sur la porcelaine soviétique pour présenter une histoire intéressante qui reflète votre opinion.

7. Symboles de l’ère soviétique.

De nombreux symboles révolutionnaires de l’époque soviétique sont conservés et préservés:

  • Les billets et les pièces de monnaie soviétiques.
  • Symboles traditionnels: le drapeau rouge, étoile à cinq branches, faucille et marteau, etc.
  • L’ordre de Lénine. Ordre de la Révolution.
  • Cravate pionnière, icône d’Oktyabr.
  • Monuments à Lénine.
  • La navire «Aurora».

Apprenez l’histoire de la création et du destin d’un des symboles de l’ère soviétique et parlez-nous de lui.

8. Poésie de la Révolution. Chansons et poèmes d’années révolutionnaires.

Les années révolutionnaires ont donné un élan au développement de nouvelles tendances dans la poésie russe: les futuristes (Velimir Khlebnikov, Vladimir Mayakovsky, Igor Severyanin, Boris Pasternak), les acméistes et les «guildes» (Nikolai Gumilev, Osip Mandelstam, Anna Akhmatova), les imaginistes (Sergei Yesenin), les symbolistes Dmitry. Choisissez un des écrivains ou poètes et parlez-nous des pages révolutionnaires de leur travail. Lesquelles de leurs œuvres sont relevants aujourd’hui? Qu’est-ce que les gens modernes d’aujourd’hui peuvent trouver d’intéressant dans leurs œuvres?

9. La mode révolutionnaire.

La révolution a aussi influencé la formation d’une nouvelle mode. Les travailleurs du jeune pays des Soviétiques devaient ressembler à un bâtisseur d’une nouvelle société. Dans la rue, des hommes et des femmes sont apparus dans des manteaux, des casquettes et des tuniques de soldats en cuir. La mode incluait des tissus de satin, portés sous les vestes de ville. Les tuniques masculines, incluses dans la garde-robe féminine, soulignent l’égalité entre une femme soviétique et un homme soviétique. Prenez le matériel visuel et parlez-nous de la mode des années 1917-1930.

10. Vacances au Palais*.

Palace Square et dans notre temps est le lieu principal pour les vacances les plus importantes à Saint-Pétersbourg. Comment et quels festivals ont eu lieu sur cette place après la révolution? Quel était le nom de la Place du Palais à cette époque? Beaucoup de choses intéressantes peuvent être apprises sur ces pages brillantes de l’histoire, en considérant les peintures des artistes B.M.Kustodieva, V.V.Kuptsova, ou en se tournant vers les livres de A.V.Konivets* et A.V. Nemiro**.

11. Par le «nouveau style». Réforme du calendrier. Réforme de l’orthographe.

La transformation révolutionnaire a eu lieu dans presque toutes les sphères de la vie du nouvel État. Par exemple, la réforme orthographique de la langue a été préparée très longtemps (depuis 1904), mais elle n’ a pu être mise en œuvre qu’après la révolution, ce qui a fait disparaître plusieurs lettres de l’alphabet russe. De même, la transition vers le calendrier grégorien, adopté dans les pays européens, a eu lieu après la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1918. Étudiez les avantages de ces réformes en Russie, ce que nous avons perdu et ce que nous avons acquis.

QUESTIONS POUR TOUS LES PARTICIPANTS DE LA COMPÉTITION:

Nous vous demandons de compléter votre travail concurrentiel en répondant à l’une des questions:

• Quelle a été l’ouverture pour vous ou a fait le plus impression sur vous dans le processus de travail sur le sujet choisi?

• Pensez-vous que le développement progressif du pays ou les changements révolutionnaires violents sont plus favorables au processus historique?

• Comment perçoit la génération moderne les événements de 1917?

Littérature recommandée:

* «Palais d’Hiver. De la résidence impériale à l’Osoaviakhim Kavshkola», Konivets A.V., 2014.

**«Ville festive. L’art de décorer les vacances. Histoire et modernité», Nemiro O.V., 1987.

Exposition à l’Ermitage:

  • «Palais d’hiver et l’ermitage en 1917». Le principal complexe muséal. Salle Nikolaev, Salle Malachite, Salle de concert, Salle à manger blanche. 10/26/2012 — 04/02/2018.

Conditions du concours

Organisateurs:

Le Département Scientifique et Méthodique «Centre Scolaire» et la Section pour le Travail avec les Volontaires de l’Ermitage d’Etat et le Centre Pédagogique de Technologie Informatique de l’Académie de la Formation Professionnelle Complémentaire.

Devoir:

  • Identification et soutien d’enfants doués et créatifs.
  • Formation d’intérêt de la jeune génération à l’histoire et au patrimoine artistique de différentes époques.
  • L’éducation des enfants en ce qui concerne à l’histoire russe, aux monuments de l’architecture et de la culture.
  • Capacité d’utiliser des sources d’information dans leur travail.

Les dates de déroulement du concours:

Du 22 octobre au 1er décembre 2017.

Formats acceptés:

  • Peinture et graphisme par ordinateur.
  • Présentation multimédia (PowerPoint et autres).
  • Animation Flash et Gif.
  • Vidéo.

Exigences de travail:

  • Les travaux graphiques sont acceptés dans les formats: jpg, gif, bmp.
  • La taille du fichier ne doit pas dépasser 2,5 MB.
  • Les présentations multimédias ne doivent pas contenir plus de 10 diapositives.
  • La durée de l’animation ou du clip vidéo ne doit pas dépasser 1 minute.
  • Fournir la source (fichier * psd, fla, ppt, pptx, pdn, etc.) est obligatoire. Chaque œuvre est fournie sous forme électronique dans un dossier séparé (archive rar ou zip). Nom de dossier ___’ Votre nom et prénom. Dans le dossier avec le travail dans l’annotation du fichier texte. txt: vous devez spécifier l’école, la classe, votre adresse email, votre numéro de téléphone, le nom et prénom du professeur, le numéro de groupe dans le centre de technologie. Le nom du fichier de travail indique le nom, le nom et l’âge de l’auteur, le numéro du groupe de formation, le titre de l’œuvre. Par exemple, Kotov Ivan – 13 ans – KO115 – hermitage.bmp. Dans la partie inférieure de l’œuvre, vous devez indiquer le nom et le prénom de l’auteur.

Compétiteurs:

  • Les participants au concours sont des étudiants d’établissements d’enseignement, de sections et de studios qui ont envoyé leurs travaux eu centre de Technologie selon les conditions du concours.
  • L’âge des participants est de 7 à 18 ans.

Conditions d’acceptation:

Jusqu’au 1er décembre 2017.

Le travail passe par e-mail: pobeda@znaem.org et sur les terrains d’entraînement du centre de technologie, tél. +7 (812) 612-11-22.

Conclusion des résultats du concours:

Le jury détermine les gagnants du concours jusqu’au 8 décembre 2017. Les meilleures œuvres seront exposées dans les salles du Musée de l’Ermitage d’Etat.


 

23.09.2017: III Festival International «Découvre ton Europe à l’Ermitage»

23.09.2017, Saint-Pétersbourg: cet événement annuel est une initiative conjointe de l’Ermitage de l’État et de la représentation de l’Union européenne dans la Fédération de Russie, qui a été réalisée en étroite collaboration avec le consul général et les institutions culturelles des États membres de l’UE. Le festival a été coordonné avec le jour européen des langues, le jour écologique en Russie et l’anniversaire de 300 ans du deuxième grand voyage à travers l’Europe du Pierre 1er le Grand aux ans 1716-1717.

Le festival a permis aux visiteurs de s’immerger dans le monde divers des coutumes nationales des pays européens et leur histoire, sans être tenu de quitter les frontières de Saint-Pétersbourg. Les 18 pays intéressés ont préparé un paquet d’activités très intéressantes et créatives: plus de 10 masters classes, cours magistraux et rencontres, 14 cours de langues, 11 expositions, 7 séances de cinéma, des scènes musicales, des jeux de questions avec des prix et même un «Subbotnik» vert.

Par la zone interactive «L’Europe du point de vue du Pierre le Grand» on pouvait participer au voyage il y a 300 ans, préparé par le Service Volontaire de l’Ermitage. Les visiteurs ont participé à de nombreux jeux, mystères, compétitions, représentations théâtrales, Master Classes et danses courtoises du XVIII siècle. Dans la zone de photo spéciale, les visiteurs pouvaient se faire photographier avec l’imitation du carrosse royal du Pierre le Grand.

Le film catastrophe norvégien «The Wave» au sujet de la confrontation d’un homme et un tsunami, a inauguré les projecions des filmes. Le documentaire suédois «Vélos vs Voitures» rependait le sujet écologique et raconté les merveilleux changements qu’un vélo peut apporter à nos vies. En outre, le programme de projections cinématographiques comprenait des courts métrages d’animation du groupe Visegrad, des films familiaux pour tous et un film sur le Zoo de Prague et le hip-hop.

Les visiteurs du festival ont participé aux activités comment des Master classes d’Art de vase chypriote, fabrication de dentelle finlandaise et la coloration des motifs nationaux lettons. Ils ont surmonté l’ABC de l’artisanat estonien, ont visité une université en ligne allemande, ont découvert la littérature suédoise et néerlandaise, ont joué Maliban et ont prouvé leur fantaisie dans la Master classe de Lego.

Le programme musical du festival était composé de musique ancienne et moderne, d’œuvres folkloriques et classiques. L’aria de l’opéra «Hypermnestra» de Charles-Hubert Gervais, qui a été présenté à Pierre 1er en son temps au Palais Royal, a été interprétée par l’ensemble de musique ancienne «Solistes Katherina la Grande» sous la direction d’Andrej Reschetin.

Le festival s’est tenu sous les auspices du VIe Forum culturel international de Saint-Pétersbourg.


Le service des bénévoles de l’Hermitage au festival «Intermuseum-2017» à Moscou

25-29.05.2017, Moscou: Le XIXe festival international «Intermuseum» a eu lieu à Moscou au Salon central  des expositions ‘Manege’ du 25 mai au 29 mai 2017.

Au cours des cinq jours du festival, le service des bénévoles de l’Hermitage a mené une série de jeux et d’exercices interactifs au kiosque du musée, sur le terrain de jeu et dans la zone de compétition:

  • Un jeu de table «Tour de France 1717: Le Grand voyage de Pierre le Grand», dédié au 300e anniversaire du voyage de Pierre le Grand en France;
  • Un jeu de loto «Époque et Styles», qui a présenté aux visiteurs cinq styles en utilisant des pièces de la collection de l’Hermitage;
  • Coloration et fabrication de collages à partir des images de 1717, «Les fètes Françaises de Pierre le Grand»;
  • Un jeu d’ordinateur et la création de collages «Fabrique ta propre tapisserie», basé sur la série de tapisserie «indienne» avec les représentations d’animaux exotiques du Brésil, qui a été donnée à Pierre le Grand en France;
  • «Le carosse! le carosse!» — créant un modèle en papier de la grande voiture française que Pierre le Grand acheta à Paris en 1717 pour le couronnement de sa conjointe;
  • Un jeu «Théâtre français» a présenté les participants aux personnages de pièces de théâtre français célèbres. En plus d’avoir entendu parler de pièces connues de Molière et Racine, les visiteurs ont appris les personnages de la commedia dell’arte, populaire en France depuis l’époque de Louis XIV et des comédies françaises du dramaturge le plus célèbre du premier La moitié du XVIIIe siècle — Pierre de Mariveaux.

Tous les accessoires pour les jeux et les exercices ont été développés par les bénévoles au cours de plusieurs mois. Les accessoires ont été vérifiés pour la précision et la qualité par le département «Shkolny Centr» de l’Hermitage.

Une multitude de bénévoles de Moscou a contribué à l’exécution de compétitions, d’exercices et de conférences au «Manege» de Moscou où s’est déroulé le festival du musée. L’atmosphère particulière du début du XVIII siècle de la France a été recréée avec les costumes français, cousus selon les modèles français à partir de 1717, que les hôtes portaient et une copie du grand chariot de couronnement, dans lequel n’importe qui pouvait prendre des photos.

Les jeux et les exercices ont attiré beaucoup de fans qui étaient prêts à continuer chaque jour. Les volontaires ont donc réussi à présenter à une multitude de visiteurs du festival la culture française du début du XVIII siècle et son influence sur la formation de la culture russe dans l’époque de Pierre le grand. Pour la première fois, les Muscovites ont appris sur le style de la régence française, sur toutes les merveilleuses inventions françaises de la cour de Pierre le grand, sur la mode française du début du XVIIIe siècle, sur le théâtre français, et ce fut un moment merveilleux où la Russie a eu la chance de tomber amoureuse de la culture française.

Tout cela a rendu le travail du stand de l’Hermitage au festival animé et diversifié. Tous les visiteurs pouvaient prendre une partie de l’Hermitage avec eux — une petite copie de la voiture française, une tapisserie de papier, un collage des éléments de robes françaises et, bien sûr, de nouvelles connaissances, de la bonne humeur et une inspiration pour voir la beauté de tout ce qui nous entoure.

Nous remercions les bénévoles de leurs idées, de leur patience, de leur travail, de leur temps, de leurs talents et de leur sincère envie de contribuer à la création de projets intéressants pour les visiteurs de l’Hermitage!


20.05.2017: La Nuit des Musees-2017 à l’Ermitage

20.05.2017, Saint-Pétersbourg: l’Ermitage a pris part à l’événement annuel de la NUIT DES MUSEES, organisant un programme spécial consacré au 300ème anniversaire du voyage de Pierre Ier en France.

Pour la première fois, la Nuit des musées à l’Ermitage a eu lieu sur deux sites différents: au «Vieux Village», centre de restauration et de stockage du musée, et au Palais d’Hiver de Pierre Ier, qui a fêté en 2017 ses 25 ans depuis son ouverture, avec une exposition consacrée à la vie durant l’époque de Pierre Ier et à la personnalité du premier empereur russe. C’est justement ici qu’est désormais conservée la «figure de cire» de Pierre Ier, créée en 1725 par le sculpteur Carlo Bartolomeo Rastrelli. Des nombreux visiteurs sont venus pour la première fois dans ce musée grâce à la Nuit des musées.

Pour la première fois, le Palais d’Hiver de Pierre Ier a participé à la manifestation internationale de la Nuit des musées. Les employés du Département scientifique et pédagogique, et ceux du Département de l’histoire de la culture russe ont spécialement mis en place des itinéraires de visite inédits. En plus des guides, les invités ont été accueillis par des personnages en costumes historiques: un spécialiste des carrosses, Nikolya Pino (qui a présenté le «parc» de carrosses de Pierre Ier), l’impératrice Catherine Alekseevna et la princesse Anna Petrovna. Les invités ont eu l’occasion d’en apprendre davantage sur la vie quotidienne au palais, sur les modes du premier quart du XVIIIe siècle, ils ont aussi pu écouter comment sonnaient les anciennes horloges, ou les mélodies que l’empereur Pierre le Grand aimait écouter. Les visiteurs ont aussi pu se faire photographier avec leurs personnages préférés.

Grâce à un autobus confortable, gracieusement mis à notre disposition par la compagnie Tele2, les visiteurs ont pu se rendre de la résidence du monarque russe, jusqu’en France, celle du temps de Pierre Ier présentée au Centre de restauration et de stockage du «Vieux Village». Beaucoup de surprises y attendaient les participants de la Nuit des musées. La Section des bénévoles de l’Ermitage avait préparé un programme spécial, permettant de plonger dans la période de la Régence, une période unique dans l’Histoire de France, qu’il est difficile d’imaginer pour les russes. Ce fut justement le régent Philippe d’Orléans qui gouvernait la France en 1717, et qui accueillit Pierre Ier lors de son voyage en France.

En arrivant au «Vieux Village», les invités sont entrés dans une atmosphère toute particulière. Spécialement pour cette Nuit ont été joués deux arias de l’opéra de Charles-Hubert Gervais, Hypermnestre. C’est justement cet opéra qui fut montré à Pierre Ier au Palais-Royal en 1717. Les arias ont été interprétés par les «Solistes de la Grande Catherine», un ensemble de musique ancienne, dirigé par Andrey Reshetin. Ils ont également présenté à l’auditoire des œuvres de Jean-Baptiste Lully et Jean-Philippe Rameau, deux musiciens de la cour française.

Des belles dames et cavaliers, en costumes du début du XVIIIe siècle avec les fameux «plis Watteau», ont montré aux visiteurs des danses de cour, comme la gigue, le menuet, la contredanse ou la folie. Les visiteurs ont pu s’exercer eux-mêmes à la contredanse, avec enthousiasme, tout au long de la soirée. Sur une scène improvisée, des extraits des comédies de Pierre de Marivaux, Arlequin, poli par l’amour et Le jeu de l’amour et du hasard, ont été joués avec la participation de visiteurs; cinq jeunes visiteurs venus à la Nuit des musées ont ainsi brillé sur les planches, et réjoui tous les spectateurs.

Les visiteurs ont pu en apprendre beaucoup sur l’époque de Pierre Ier grâce aux expositions, issues de la collection de l’Ermitage. Ainsi, lors d’une excursion, ils ont pu découvrir le Grand carrosse de couronnement français, commandé en France en 1717 par Pierre Ier pour le couronnement de Catherine Ière, ainsi que la garde-robe de l’empereur. Lors de la master-class «A moi le carrosse!», les participants ont réalisé leur propre exemplaire en papier du Grand carrosse, et avec l’atelier «Crée ta propre tapisserie», ils ont découvert la série de tapisseries «Indiennes», offerte à Pierre Ier, et ornée d’animaux exotiques du Brésil. Ils ont même pu créer leur propre tapisserie avec leurs animaux préférés, à la fois sur papier et sur ordinateur, grâce à un jeu spécialement conçu par les volontaires. En jouant au loto «Epoques et styles», les participants ont, avec grand intérêt, appris davantage sur les particularités de l’art français et russe du XVIIIe siècle, avec des exemples en peinture, en sculpture et en arts appliqués, issus de la collection de l’Ermitage. L’atelier «L’éclat français de l’Assemblée de Pierre» a eu un franc succès, notamment auprès des visiteuses ; il offrait de se familiariser avec la mode française de l’année 1717, en coloriant et découpant les nouveautés et les tendances, ou en apprenant en français le langage secret des mouches, ces faux grains de beauté très prisés à cette époque. Les plus érudits étaient attendus pour le jeu «Tour de France 1717 — le grand voyage de Pierre le Grand», pendant lequel adultes et enfants ont pu partager leurs connaissances sur Pierre Ier, son époque, et les attractions en France. Le Département des sciences et méthodologies du «Centre scolaire» a également participé à l’élaboration des master-class.

Lors d’une pause-café, les visiteurs se sont vus proposer des confiseries «à la française», et au lieu de monter en autobus, qui faisait le trajet toutes les heures entre le «Vieux Village» et le Palais d’Hiver de Pierre Ier, les visiteurs ont été agréablement surpris par les «cafémobiles» de Tele2, offrant du café gratuit.

Cette année, ce n’étaient pas seulement les visiteurs présents au Centre du «Vieux Village» qui ont pu prendre part au programme. Pour la première fois, une diffusion en ligne a été réalisée, sur le groupe VKontakte de l’Ermitage et sur le site kultura.rf, permettant ainsi à 12 000 personnes de différentes villes à assister virtuellement à la Nuit des musées; environ 40 000 personnes au total ont regardé la retransmission.

La Nuit des musées à l’Ermitage fut ainsi une belle opportunité de faire de nombreuses découvertes, et d’élargir ses connaissances sur l’époque de Pierre Ier et l’art français du début du XVIIIe siècle, en accomplissant le grand voyage en France de 1717 sur les traces de Pierre le Grand.


14.05.2017: Remise des prix du concours d’infographie et d’animation «Tour de France 1717 – le grand voyage de Pierre Le Grand»

Le 14 mai 2017 au Palais Menchikov s’est tenue la remise des prix pour les gagnants et les participants du concours d’infographie et d’animation «Tour de France 1717 — le grand voyage de Pierre Le Grand». Le projet, organisé par le Service des Volontaires, en partenariat avec le Centre Scolaire, le Département d’histoire de la culture russe et le Département d’arts appliqués d’Europe occidentale, était consacré au tricentenaire du voyage à l’étranger de Pierre Ier en 1717.

La cérémonie de remise des prix a été ouverte par le chef du Département «Palais Menchikov» de l’Ermitage, V.V. Meshcheryakov; il a notamment rappelé au public le rôle de certaines figures françaises dans la fondation du palais, construit pour un proche associé de Pierre Ier.

La directrice du «Centre scolaire», I.V. Dyubanova, a remercié les participants, leurs parents et les enseignants, pour leur travail sur ce projet complexe. O.E. Petrova, représentante de l’Académie de formation professionnelle supplémentaire, a adressé un mot de remerciement aux bénévoles du Service des Volontaires, pour cette collaboration de 12 ans dans l’organisation des concours informatiques. Le directeur de la Section de travail avec les bénévoles, M.Y. Kozhukhovsky, a présenté à l’auditoire les nombreux événements en France et Russie, commémorant la visite de Pierre Ier en France en 1717. Parmi ces événements, on trouve bien sûr le concours «Tour de France 1717 — le grand voyage de Pierre Le Grand», ainsi que la Nuit des Musées à l’Ermitage, qui a eu lieu le 20 mai au «Vieux Village», le fond de conservation du Musée National de l’Ermitage.

Tous ceux qui le souhaitaient, âgés de 6 à 17 ans, ont pu prendre part à ce concours d’infographie et d’animation «Tour de France 1717». Des thèmes ont été proposés aux participants, en lien avec les événements importants du début du XVIIIe siècle de l’Histoire de l’Europe et de la Russie, les nombreuses réformes et transformations du temps de Pierre Ier, ou encore l’influence de l’art français dans le développement de la culture russe. Un certain nombre de sujets étaient également liés à l’histoire et la construction de la ville de Saint-Pétersbourg. Les travaux ont été réalisés selon 3 catégories: infographie, vidéo et animation, et présentation multimédia.

Après la cérémonie de remise des prix pour les participants et les gagnants du concours «Tour de France 1717 — le grand voyage de Pierre Le Grand», les volontaires ont organisé un programme spécial d’enseignement, grâce auquel les jeunes ont participé à des master-class et des jeux, pour se plonger dans l’atmosphère de la France du début du XVIIIe siècle. Tout au long de la journée, la musique a accompagné les invités, et le programme a été inauguré par la danse la plus populaire de l’époque, le menuet.

Les participants ont aussi été invités à assembler une maquette en papier du grand carrosse de couronnement français, de la collection du Musée national de l’Ermitage, que Pierre Ier a commandé à l’usine des Gobelins en 1717, pendant son séjour en France. L’atelier «L’éclat français de l’Assemblée de Pierre» a permis de se familiariser avec la mode française, ainsi que de jouer à un loto, reprenant les particularités de l’art français et russe de l’époque de Pierre Ier.

Les jeunes ont non seulement pu découvrir le monde exotique des animaux et des plantes, devenus les héros de la série de tapisseries «Indiennes», offerte à Pierre Ier par la manufacture des Gobelins, mais ils ont aussi eu l’occasion de créer eux-mêmes une tapisserie, à la fois sur papier et sur le jeu d’ordinateur «Crée ta propre tapisserie», spécialement conçu par les volontaires.

Un autre atelier créatif fut la mise en scène d’extraits d’une comédie du dramaturge français Pierre de Marivaux.

La journée s’est conclue par une visite des salles du palais Menchikov. Tous les participants ont reçu un certificat, des cadeaux et une invitation à la Nuit des musées, qui s’est tenue le 20 mai de 18h à 23h, au fond de conservation de l’Ermitage, le «Vieux Village».


Des concours pour les élèves dans le domaine des technologies de l’information sont organisés depuis 2005 par le Service des Volontaires de l’Ermitage, conjointement avec le Département des sciences et méthodologies du «Centre scolaire», et avec la participation des Départements scientifiques de l’Ermitage. Les travaux pour le concours ont été réalisés sous la forme de présentations multimédia, d’infographies et d’animations, et les travaux gagnants seront présentés sur écran dans les salles du musée.


Nous ne faisons pas que vivre dans l’environnement de notre patrimoine culturel, nous en sommes aussi responsables

«Nous ne faisons pas que vivre dans l’environnement de notre patrimoine culturel, nous en sommes aussi responsables»

— Mikhail Kozhukhovsky, octobre 2016.

Les Journées de l’Hermitage ont commencé dans le Musée des Beaux-Arts d’Ekaterinbourg, dans le cadre duquel des événements des plus intéressants ont été prévus. L’un de ces événements a été une rencontre avec le chef du service des bénévoles de l’Hermitage, Mikhail Kozhukhovsky.

À la lumière de la création du projet «Hermitage—Oural», nous ne pouvons pas manquer l’occasion de parler à Mikhail, des méthodes d’ouverture du potentiel créatif des bénévoles et de l’importante mission de ce mouvement caritatif dans le monde moderne.

— Mikhail Yurevich, avez-vous réussi à bien connaître Ekaterinburg?

— C’est ma première visite ici, alors j’ai commencé à me familiariser avec les traditions culturelles il y a quelques jours. Nous avons contacté des représentants d’organismes publics et de musées qui souhaitent développer un service de bénévoles. J’espère que tout cela nous aidera avec le plan d’organisation du bénévolat et nous aidera à comprendre les tâches qui se poseront avant celles qui développeront cette activité dans le domaine culturel.

Malheureusement, je ne connais pas bien le mouvement bénévole dans l’Oural, mais je suis impatient d’en apprendre davantage. Je ne peux pas dire qu’un seul concept de la collaboration a déjà été formé, mais il est très important et bon que cela ait démarré. J’ai une bonne expérience dans l’organisation du travail du service bénévole à l’Hermitage, mais je comprends qu’il existe déjà certaines traditions concernant l’attraction de bénévoles, ses propres stéréotypes comportementaux, sa propre méthodologie d’implication, un concept qui diffère de toutes ces autres variantes De concepts pour attirer des bénévoles dans la sphère culturelle. Nous sommes uniques dans ce sens. Mais notre système a été créé grâce au fait que nous sommes situés dans une ville unique et dans un musée unique – l’Hermitage, célèbre dans le monde entier et qui est le centre de nombreuses traditions culturelles. Mais ici, à Ekaterinburg, je m’attends à ce qu’ils m’aident à comprendre ce que vivent les jeunes de cette ville (la vie ou la vie des jeunes dans cette ville), ce que la nouvelle génération respire et ce qui l’aidera à se réunir pour la création de nouveaux projets intéressants.

— En quoi l’organisation du service bénévole de l’Hermitage est-elle unique?

— À l’Hermitage, l’expérience des employés et des bénévoles à long terme joue un rôle important. Parallèlement à leurs activités professionnelles, ils participent activement au développement de projets bénévoles et peuvent se prendre d’interet dans une direction complètement nouvelle. Nous ne pouvons pas renoncer à l’aide de spécialistes. Par exemple, ils nous aident à créer des costumes. Pour le projet «Palmyra: Respirer la vie!», Le conservateur des sculptures nous a aidé à faire des costumes qui rappellent le troisième siècle après JC. Sans ces nombreux spécialistes travaillant dans des domaines tels que des projets éducatifs ou l’étude du monde antique et de l’Est; Les bénévoles auraient été attachés. Nous n’aurait tout simplement pas pu réaliser un projet aussi difficile. Quand on pense à l’Hermitage, tout travail fantastique doit être basé sur de sérieuses recherches universitaires. Heureusement, c’est précisément la façon dont nous travaillons. Cela permet la découverte et la combinaison des nombreux talents ainsi que l’enthousiasme des employés. Grâce à cette combinaison, de beaux projets sont en cours de création. Et, en fait, je peux dire que nous sommes l’une des structures les plus créatives de l’Hermitage: une émeute d’idées, des formations complètement nouvelles de collaboration avec les ministères. La recherche de quelque chose de nouveau nous permet de réaliser des activités fantastiques.

Un autre principe unique de notre part est de former les bénévoles pour se sentir responsables de la préservation du patrimoine culturel. Les bénévoles commencent leurs activités autour de l’Hermitage armés d’une compréhension claire de cette importante tâche. Nous ne voulons en aucun cas qu’en venant à l’Hermitage les benevoles pensent, ils sont simplement chargés d’entreprendre une sorte de tâche de base. Ils ne travaillent pas seulement pour le service bénévole, mais aussi pour le Musée Hermitage lui-même – Musee de renomee mondiale – cela doit être ressenti. Naturellement, il est très difficile de prendre conscience de cette responsabilité? Mais vous devez comprendre que toute idée, tout projet créé par les bénévoles remplit cette mission fondamentale.

Les bénévoles qui travaillent avec ces initiatives mondiales et honorables exécutent un large éventail de tâches – de la collecte d’ordures à des boîtes de déballage et des invités de réunion. Bien que certaines de ces tâches ne soient pas particulièrement créatives, grâce à leur compréhension de la mission globale, elles sont toujours prêtes à surmonter les défis ou à renoncer à leur temps de saisir un préavis. Pour l’excellence de la mission et de l’idée globale, il est important d’établir des services similaires partout dans le monde.

En ce qui concerne l’individu et les objectifs du service, le bénévolat est un processus constant de travail sur soi-même. Malgré le fait que notre service bénévole fonctionne depuis treize ans, nous continuons à nous améliorer et à améliorer. Ces commentaires peuvent sembler banals mais nous essayons vraiment de répondre à la question de savoir pourquoi les jeunes aujourd’hui ont besoin d’un héritage culturel. En fait, nous avons un projet complet visant les jeunes à les aider à comprendre le rôle qu’ils peuvent jouer dans la protection du patrimoine culturel. Il y a une introduction constante à l’idée que nous ne vivons pas simplement dans l’environnement du patrimoine culturel, mais que nous en sommes responsables. Nous ne devons pas y être indifférents, indépendamment de ce qui se passe dans le monde par rapport à cela. Il n’est pas possible de dire qu’il n’y a qu’une seule importance parce qu’il est directement lié à mon travail, et que d’autres choses ne sont pas si importantes parce qu’elles ne le sont pas – nous ne pouvons tout simplement pas.

Lorsque nous avons conçu le projet dédié aux événements terribles de Palmyre, nous avons pensé au nom de «Palmyre: la vie de la respiration!» Cela a défini ce que nous voulions atteindre. Nous voulons que chaque participant soit directement impliqué dans la «respiration» de cette vie, et pour ressentir la reconstruction de Palmyre et sa façon de devenir chère. D’où les contenus: une disposition interactive pliable du Temple de Bel ainsi qu’une énorme carte de puzzle de Palmyre qui peut être collectée et reconstruite dans la ville. Nous ne devons pas oublier, et ne devrait pas permettre (ou permettre) que cette culture soit détruite. Si nous tenons cela à l’esprit, nous allons commencer à prendre soin de ce qui nous entoure.

Naturellement, de nombreuses questions se sont posées lorsque nous avons pensé à ce projet. Les journalistes demandent pourquoi nous passons notre temps sur Palmyre quand il y a tellement d’autres problèmes! Pourtant, si nous nous permettons de passer cela comme sans importance ou sans signification, nous ne pouvons vraiment pas apprécier la valeur de ce qui nous concerne. C’est le principe sur lequel notre service bénévole est basé. Nous essayons constamment de respecter ce principe: mieux nous comprendre et le rôle des musées dans la société. Pour moi, il semble qu’avec cette noble mission, nous pouvons unir des volontaires de différentes sphères d’Ekaterinbourg pour nous permettre de subir de nombreux projets intéressants. C’est le bonus le plus important et la motivation principale – lorsque vous réalisez la responsabilité que vous avez, vous avez

— Vous avez mentionné que dans le service bénévole de l’Hermitage, il existe un système unique pour attirer les gens, pourriez-vous expliquer cela plus en détail?

— Nous sommes chanceux d’avoir beaucoup de personnes de différentes nationalités et de nombreux étudiants de différents pays qui sont attirés par notre travail. Nous avons établi de bons liens avec les universités où les étudiants étrangers étudient. Il y en a beaucoup qui sont immédiatement attirés et prêts à consacrer du temps à nos projets. Il est très important pour nous de fournir une expérience différente, car grâce à cela, nous pouvons créer quelque chose de nouveau.

Il est très important pour nous que les bénévoles réalisent leur propre projet. C’est le motif principal des activités bénévoles. Au cours d’un travail bénévole, ils doivent participer à un projet avec une équipe d’associés. Par conséquent, le tout premier jour, le volontaire est chargé de mettre en œuvre son propre projet. Cela implique d’explorer en profondeur tous les domaines de travail et d’essayer de trouver des idées intéressantes qu’ils pourraient offrir, à la fois dans le cadre de notre service et au-delà. Le projet devrait principalement être lié au développement de l’activité des musées, aux programmes de sensibilisation, à la participation au bénévolat et à la collaboration avec des programmes éducatifs et des universités. Habituellement, ces projets offrent une toute nouvelle perspective, ce qui leur permet de mieux se comprendre et de créer et d’offrir des idées complètement nouvelles.

La responsabilité imposée au bénévole dès le premier jour leur permet d’explorer, de dire quelque chose de nouveau et de présenter une nouvelle idée. Il serait formidable de créer quelque chose de similaire ici, en fonction de l’expérience culturelle d’Ekaterinbourg. Je pense que, dans ce domaine, il existe une nouvelle méthode pour découvrir la créativité de la génération plus jeune (mais pas la seule!).

— Étés-vous vous-même bénévole?

— Je suis un bénévole de longue date! C’est ma mission. Je dis toujours aux bénévoles, en laissant derrière vous les murs du musée de l’Hermitage, vous devriez comprendre que vous n’avez plus le droit de ne pas venir en aide au touriste ou à l’étranger perdu que vous pourrez croiser. Peu importe si vous êtes, modeste ou timide, vous n’avez pas le droit de passer votre chemin. Même si vous ne connaissez pas la réponse, approchez-les et essayez d’aider. Dès le premier jour, les volontaires apprennent à aider. Évidemment, ils n’ont pas la connaissance de ceux qui ont travaillé ici depuis longtemps; Cependant, vous ne pouvez pas répondre à une question de visiteur avec «Je ne sais pas, je viens juste de commencer ici.» Vous devez aller avec le visiteur et trouver la réponse. Dites-leur, et tout ira bien.

Ce paramètre devient le noyau d’une personne pour toute une vie. Et généralement, les personnes qui viennent chez nous restent à notre service. C’est tout simplement parce que ce genre d’expérience ne passe pas inaperçue. C’est un principe très important à apprendre. Cela peut sembler beaucoup, mais malheureusement, si nous ne mettons pas la barre haute, nous ne pourrons pas nous adapter à l’idée de perfectionnisme et d’idéalisme. En conséquence, nous ne réussirons pas à devenir un citoyen honnête et décent, pour lequel la culture et les origines feront la différence.

Darya Mitchurina, octobre 2016.